L’ouvrage ouvert totalement à la circulation publique dans ses deux sens le 03 novembre 2017 semblait porter tous les espoirs du Renouveau. La matérialisation des grandes Réalisations, preuve suffisante que Paul Biya ne dort pas sur ses lauriers. Ce d’autant plus que cet ouvrage, d’une imposante armature, semblait unique en son genre : Construite par encorbellements successifs de voussoirs bétonnés sur place ; Passes navigables de 40×5.5m au-dessus des plus hautes eaux ; 756m de longueur ; 9 travées dont la portée déterminante est égale à 135m ; Structure de type “poutre-caisson” en béton précontraint, de hauteur variant entre 7.5m sur appuis et 4.6m en travée ; Appuis sont constitués par des chevêtres en béton armé encastrés sur des pieux forés de 2.50m de diamètre et de 65m de profondeur.

Cette description architecturale est celle des officiels camerounais. Pour le commun des mortels, ce sont des formules qui ne peuvent qu’être vides de sens et de contenu si l’ouvrage en lui-même ne répond pas à leurs attentes. Parlons-en, le second pont sur le fleuve Wouri. Depuis un an, chaque coulée d’eau pluvieuse est un moment de calvaire pour les populations de la cité capitale économique. La situation est devenue préoccupante ces derniers jours. Plusieurs véhicules ne peuvent plus s’hasarder à franchir ce pont en cas de pluie diluvienne. Le pic des inondations sur le second pont du fleuve Wouri, c’était le mercredi 28 mars 2019. Un sécanrio filmé par de nombreux automobilistes. Du côté des autorités, silence de cathédrale. Il devient donc plus aisé de dire que les fruits n’ont pas tenu la promesse des fleurs.

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