La lutte contre le désordre urbain fait partie des prérogatives assignées aux municipalités. A la commune d’arrondissement de Douala 1er, la croisade contre ce fléau porte bien ses fruits. Dans cette localité du wouri, la circulation est quasi fluide que ce soit aux heures de pointes ou creuses. Ici, l’encombrement de l’emprise publique par des usagers récalcitrants et indisciplinés est moins perceptible au premier regard. Un exploit à mettre à l’actif des agents municipaux en charge de la fourrière municipale .cette équipe dirigée par Auguste Etouke  Mouelle travaille d’arrache-pied et veille à longueur de journée au respect scrupuleux du code de la route par les usagers. Selon le superviseur des activités de la fourrière municipale de Douala 1er Auguste Etouke  Mouelle, son service dispose  d’une équipe mobile motorisée qui sillonne les artères de la ville, en guise de sentinelle, dans l’optique de dénicher des éventuelles infractions. Il s’agit des infractions inhérentes à l’occupation illégale de la voie publique  par certains garages de fortune, l’abandon des véhicules en panne sur la chaussée , la violation des sens interdits par les usagers ,le stationnement non autorisé … Ces infractions sont régulièrement constatées par les agents municipaux en faction avec l’appui d’une équipe mixte des forces de sécurité ,constituée des gendarmes et policiers. Après ce constat, l’équipe d’intervention entre en jeu .A l’aide d’un camion remorqueur, les véhicules mal stationnés peuvent être sabotés ou dégagés tout simplement sur l’emprise publique avec pour destination finale la fourrière municipale d’essengue située dans la zone portuaire ou toute autre fourrière  annexe. Notons que avant l’enlèvement du véhicule sur la chaussée, l’agent exécutant  s’attelle d’abord  à faire une prise de vue afin de mieux visualiser la position initiale du véhicule. Une preuve tangible qui pourra servi au cas où l’usager vient à  contester son infraction. Par ailleurs, il faudra aussi souligner qu’avant la phase répressive, les usagers sont régulièrement sensibilisés…» Dans notre service, la plus-value n’est pas toujours le gain…notre souci majeur est que les populations soient sensibilisées afin que le désordre urbain recule de plusieurs crans …nous voulons surtout amener les usagers à se conformer  aux règles urbaines…explique le superviseur de la fourrière municipale Auguste Etouke Mouelle. Au-delà de la formation à laquelle sont soumis ces agents communaux en matière de lutte contre le désordre urbain, une séance de briefing à leur intention est organisée tous les matins avant leur déploiement sur le terrain.

A Douala 1er, la communication est privilégiée.  Elle est portée par une dizaine de médias de la place qui relais de façon périodique les activités de la fourrière municipale telles que menées sur le terrain. C’est le cas de la vente aux enchères des engins abandonnés à la fourrière municipale.  A chaque vente, une large communication est ventilée à l’égard du grand public  plusieurs semaines plutôt. Tout se passe dans la transparence et la clarté sous le contrôle du Maire Jean Jacques Malapa. ” Nous sommes l’une des rares Mairies, sans fausse modestie, qui tous les 06 mois, passons au moins dans 10 médias pour faire connaître au public les activités que nous menons au quotidien…par conséquent, il y’a moins d’incivisme à Douala 1er.” reconnaît Auguste Etouke  Mouelle. Cette transparence observée dans la gestion de cette fourrière municipale mérite d’être révélée et appréciée lorsqu’on sait que dans certaines communes d’arrondissement l’arnaque et la brutalité sur les usagers sont monnaie courant.

Au coeur de l’action.

Sur le terrain, l’opération ne se déroule pas toujours sans éclats de voix y compris de multiples contestations émanant des usagers pris dans le filet des agents municipaux. D’après le responsable de la fourrière municipale de Douala 1er, les usagers acceptent difficilement les pénalisations.” On ne pénalise pas par plaisir. Il n’ya personne qui peut accepter une pénalisation s’il n’est pas infractaire… Tous ceux qui sont pénalisés sont réellement infractaires… les états d’âmes, nous les comprenons.c’est de bonne guerre d’ailleurs “…lance le superviseur Auguste Etouke. M.   A Douala 1er, la tarification des amendes varient en fonction de l’acte commis. Très souvent le superviseur de la fourrière municipale est assailli par des coups de fils venant des proches des usagers pénalisés question de trouver une solution à  leur problème. Et généralement les deux parties finissent par trouver un terrain d’entente.  Parfois une remise assez consistante du  montant à payer pour infraction est accordée à l’usager pris en infraction…” l’intervention est le propre de l’homme .Nous avons souvent des sollicitations. Mais je dis toujours, au-delà de l’amitié, il y’a d’abord le travail… Le désordre urbain est une affaire de tous…nous sommes là parce-que notre mission est de combattre les infractions.  Ajoute le superviseur de ladite fourrière municipale.

Auguste Etouke Mouelle en sa qualité de superviseur des activités de la fourrière municipale de Douala 1er, appelle à l’indulgence des usagers, arguant que s’ils sont disciplinés, il n’yaura pas raison d’avoir de fourrière municipale. Les   populations de Douala 1er sont  d’ailleurs très satisfaites du travail abattu sur le terrain. Malgré l’hostilité de certains usagers qui n’hésitent pas parfois de les invectiver soit à tort ou à raison. A titre de rappel, la fourrière municipale de la Mairie de Douala 1er exerce 24h\24 h y compris le Dimanche. Car ce service a obtenu auprès de sa hiérarchie et de façon spéciale une dérogation leur permettant de vaquer à leurs occupations à tout moment.

Poster un Commentaire

avatar
  S’abonner  
Notifier de