Berceau de l’humanité, immensément riche des ressources minière, agricole et culturelle, le continent africain reste apprivoisé par les autres continents grâce à ses potentiels, toutes choses qui rendent difficile son émergence malgré une volonté perceptible de ses populations. L’ Égypte poste pharaonique ayant jouée un rôle prépondérant dans le décollage des civilisations gréco-romaine, est considérée à juste titre comme le berceau ethnographique et démographique de l’Afrique subsaharienne, des indices historique et géopolitique qui constituent aujourd’hui des signes indélébiles de cette hégémonie poste moyenâgeux.

D’ailleurs à la fin de l’ère pharaonique, le processus d’émancipation du continent africain était venu de ce pays avec le soutien de l’Éthiopie de Hailé Sélassié qui s’était affranchie de la domination italienne à l’issue d’une guerre fatale, la bataille d’Adoua, le chef de file des officiers libres arrivés au pouvoir en 1952 en Égypte, le colonel Gamal Abdel Nasser et ses pairs Kwame Nkrumah du Ghana, Ahmadou Ahidjo du Cameroun, Ahmed Sékou Touré de la Guinée-Conakry posèrent en 1962 à Addis-Abeba, les fonds baptismaux de l’organisation de l’unité africaine(OUA), la plus grande organisation continentale de la planète avec plus de 50 états membres, devenue depuis 2000 union africaine, avec une charte ambitieuse mais qui reste malheureusement moins exploitée.

Chers africains, l’avenir de notre continent dépend de nous, sortons de nos égoïsmes, bâtissons l’Afrique, ce n’est ni l’Europe, ni l’Amérique, ni l’Asie, des continents prédateurs qui le feront. Soyons des afro-optimistes, soucieux du développement tous azimuts du berceau de l’humanité, arrêtons les guerres et autres conflits qui constituent des entraves à notre émergence. Quant à l’Afrique en miniature qu’est le Cameroun, les différents atouts socio-économique, culturel, ethnographique et sportif sont des levants de la marche vers la prospérité, mais celle-ci n’est possible que dans un environnement de stabilité, de paix et de cohésion nationales, camerounais et camerounaises, réveillons-nous pour accompagner le processus d’émergence à l’horizon 2035.

Gamal Machia

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