Pendant que le Cameroun, de concert avec la communauté internationale célèbre en toute ambiance la 56e journée mondiale du théâtre, un état des lieux du 6e art fait état d’un véritable handicap.

 Fini la belle époque du plaisir des oreilles et surtout des yeux. L’art du théâtre camerounais luisait encore au travers de ses créations locales, les thématiques développées ainsi que des représentations scéniques intelligibles. L’on se souvient surtout des jours florissants de cette littérature expressive, des années de gloire avec Oncle Otsama, Essindi Mindja, Jean miché Kankan et bien d’autres, qui savaient rehausser l’image du théâtre au Cameroun.

Le théâtre, un art qui peint la réalité de la société, mieux encore, un miroir du quotidien et du vécu existentiel. Hélas, en perte de repère au Cameroun. Les amoureux du spectacle vivent impuissamment la descente aux enfers du 6e art. A qui la faute ?

Si la scène théâtrale meurt à petit feu, c’est d’abord à cause de la nouvelle génération humoristique qui a développé des créations théâtrales spontanées. Le passage dans une école de formation ne fait plus partie des mœurs, ce qui entraine la perte de l’originalité des œuvres dans cette discipline. A côté de ce premier frein au décollage du théâtre, s’ajoute le manque d’infrastructures. Jean jacques Onana plus  connu sous le nom de keguegue international livre son ressenti : «   il n’y a pas de plages d’expression dédiée au théâtre au Cameroun encore moins des festivals pour exprimer nos œuvres ». Pour lui comme pour bien d’autres, il faut profiter des événementiels divers, pour avoir un aperçu des créas de nos artistes locaux.

La journée mondiale du théâtre célébrée le 27 mars est l’occasion idoine de toucher du doigt les freins au bon développement du théâtre. L’idéal est de redorer le blason de cet art qui se meurt au Cameroun.

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